
Soutien public à Macky Sall et candidature à l’ONU
Depuis New York, le président Bassirou Diomaye Faye a défendu ouvertement son appui à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Il a invité les États membres à examiner favorablement cette proposition, rappelant que l’Union africaine avait désigné Macky Sall comme candidat le 2 mars 2026.
Le chef de l’État a précisé que l’issue dépendra en particulier des positions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dont les votes restent déterminants pour la nomination.
Plaidoyer pour une représentation renforcée de l’Afrique
Diomaye Faye a présenté Macky Sall comme capable de porter les revendications africaines, notamment une meilleure représentation du continent à l’ONU et une réforme de l’architecture financière internationale pour tenir compte des défis liés à la dette.
Il vaut mieux réformer l’Organisation plutôt que l’abandonner, a-t-il résumé en rappelant la mission première de l’ONU : prévenir le chaos que les conflits mondiaux avaient engendré.
Orientation économique et mesures sociales
Interrogé sur les discussions avec le FMI, le président a rejeté l’idée d’une politique d’austérité généralisée. Il a détaillé des mesures destinées à protéger les ménages vulnérables tout en rétablissant l’équilibre des finances publiques.
- Augmentation progressive des bourses de sécurité familiale : passage de 35 à 70 milliards de francs CFA en 2026, puis à 140 milliards en 2027.
- Extension du registre national des bénéficiaires à plus d’un million de personnes.
- Recrutements ciblés dans l’enseignement et la santé ainsi que maintien d’investissements publics.
Rupture avec Ousmane Sonko : divergences affirmées
Sur sa rupture politique avec Ousmane Sonko, Diomaye Faye a expliqué qu’il s’agit de divergences persistantes et non d’un lien direct avec les négociations menées avec le FMI. Il a rappelé que la nomination d’un Premier ministre relève de ses prérogatives et qu’il a choisi un autre chef du gouvernement après une perte de confiance.
Relations avec l’Assemblée nationale et question de la dissolution
Face au risque d’un blocage de la loi de finances par une Assemblée dominée par son ancien parti, le président a insisté sur le respect des responsabilités distinctes de l’Exécutif et du Parlement. Il a appelé les députés à accompagner les réformes au bénéfice de la population.
Diomaye Faye n’a annoncé aucune décision de dissolution ni de date d’élections. Il a toutefois rappelé qu’il disposerait de cette prérogative constitutionnelle à compter du 2 décembre.