Diomaye Faye à l’ONU : soutient Macky Sall et défend ses choix

À l’ONU, un soutien affiché à Macky Sall

En marge de l’Assemblée générale à New York, le président Bassirou Diomaye Faye a expliqué pourquoi il soutient la candidature de Macky Sall au secrétariat général des Nations unies. Interrogé par plusieurs médias internationaux, il a appelé les États membres à prendre en compte la désignation de Macky Sall par l’Union africaine et a reconnu que l’issue dépend en partie des positions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

Il a aussi noté que Macky Sall a évoqué leurs rencontres récentes sur le réseau X, où il a partagé des informations sur ses entretiens, notamment avec le président burundais Évariste Ndayishimiye.

Un plaidoyer pour une meilleure représentation africaine

Diomaye Faye a présenté Macky Sall comme un interlocuteur capable de porter la voix du continent au sein de l’ONU et de défendre une réforme de l’architecture financière internationale, en particulier sur les questions de dette. Il a rappelé la nécessité d’un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité, arguant que la montée démographique du continent rend indispensable une présence renforcée dans les principales instances décisionnelles.

Réformer plutôt qu’abandonner l’ONU

Conscient des critiques adressées à l’Organisation, le chef de l’État a plaidé pour une amélioration de ses mécanismes plutôt que pour un abandon. Selon lui, la vocation première de l’ONU — prévenir le retour au chaos observé après les grandes guerres du XXe siècle — justifie de travailler à sa réforme.

Finances publiques et protection sociale

Sur les discussions avec le Fonds monétaire international, Diomaye Faye a rejeté l’idée d’une austérité généralisée. Il a présenté des mesures concrètes visant à protéger les ménages vulnérables : la hausse progressive des bourses de sécurité familiale, qui passerait de 35 à 70 milliards de francs CFA en 2026 puis à 140 milliards en 2027, l’élargissement du registre national des bénéficiaires à plus d’un million de personnes, ainsi que des recrutements dans l’enseignement et la santé et le maintien d’investissements publics.

Ces annonces, a-t-il précisé, visent à concilier le rétablissement des équilibres budgétaires et la préservation du pouvoir d’achat des couches les plus fragiles.

Rupture politique avec Ousmane Sonko

Interrogé sur la rupture avec Ousmane Sonko, le président a écarté l’idée que celle-ci soit liée aux négociations avec le FMI. Il a expliqué qu’il s’agit plutôt de divergences de fond persistantes. Rappelant que la nomination d’un Premier ministre relève de ses prérogatives constitutionnelles, il a affirmé avoir remplacé Sonko après une perte de confiance.

Relations avec l’Assemblée nationale et prérogatives constitutionnelles

À propos d’un risque de blocage de la loi de finances par une Assemblée largement acquise à son ancien parti, le président a appelé au sens des responsabilités des députés. Il a rappelé le serment fait devant le peuple et déclaré que l’Exécutif, le Parlement et les autres institutions ont chacun un rôle à jouer pour servir l’intérêt général.

« Les institutions doivent accompagner les efforts engagés au bénéfice des populations », a-t-il souligné, invitant au dialogue plutôt qu’à la confrontation.

Il n’a pris aucune décision immédiate sur une dissolution de l’Assemblée ni sur une date d’élections, mais a rappelé qu’il disposerait de cette option au titre de la Constitution à partir du 2 décembre.

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